vendredi 25 mai 2012

Foto povera : photographies alternatives, cycle Fun Palace, Centre George Pompidou, Paris, 24 mai 2012, 18h45 - 21h45



© Photos Jean-Luc Paillé



Montrer que le monde peut-être perçu et surtout construit autrement, recréé subjectivement, qu'il est possible sinon urgent et nécessaire d'échapper aux rectangles normatifs des télévisions, des écrans d'ordinateur et des téléphones mobiles. Cinq ateliers ont été proposés aux participants pour tester les possibilités et les limites de la photographie à partir de leurs téléphones portables :











 © Photos Frédéric Le Pagne, atelier de Rémy Weité (" Pass")



Passages et lignes de fuites - Proposé par Rémy Weité, photographe et bibliothécaire.

Photographier en s'amusant et sans contrainte : on se laisse aller, libéré de toute contrainte technique et esthétique, dans l'architecture d'un musée où tout est donné à voir, où rien n'est caché ! Des terrasses ouvertes aux salles obscures, l'on déambule librement en observant plus attentivement encore la signalétique, les circulations, les perspectives, la structure, la lumière… sans oublier les œuvres et les visiteurs !
A découvrir sur : http://fotopovera6.blogspot.fr/2010/05/remy-weite.html







© Photos Catherine Merdy





 © Photo Yannick Vigouroux, 
atelier de Catherine Merdy 
(« NAR' 6 »)

  

Autoportrait, ma place au musée - Proposé par Catherine Merdy, photographe.

Jeu de la vérité en miroir entre le « ce que je suis » et le « comment je souhaite qu'on me voit », l'autoportrait se vit en tension avec soi-même et ne se réduit pas à un monologue entre l'auteur et lui-même avant tout d'une image pour donner forme au récit de l'intime comme une énigme à déchiffrer. Lors de cette soirée, les participants furent à interroger les codes de l'autoportrait en prenant les œuvres du musée et le musée lui-même comme support narratif et/ou esthétique à une mise en scène de soi.
Vous pouvez découvrir son travail sur : http://www.catherinemerdy.com/







 © Photo Yannick Vigouroux

 

L'œuvre et son contexte - Proposé Jean-Luc Paillé, photographe et enseignant.

Photographier une œuvre en détail ou dans son ensemble en montrant également une partie du lieu de l'exposition. Montrer par ses images l'interaction du lieu et de la mise en valeur de l'œuvre. Les aberrations optiques et chromatiques de l'objectif du téléphone mobile, associées ou non à une application, vous permettent de produire une image personnelle, simple et poétique.
http://fotopovera.blogspot.fr/2007/12/chronophotographie-toy-cameras-jean-luc.html





© Photo Yannick Vigouroux


Métamorphoses des œuvres et de l'humain - Proposé par Yannick Vigouroux, critique d'art et photographe, et l'ARDI (Association Régionale pour la Diffusion de l'Image
) - Photographies, Caen




Serions-nous tous devenus des « bons photographes » ? Question que l'on peut se poser en découvrant les fonctionnalités des téléphones mobiles. Ainsi le visiteur est invité à revisiter et interpréter de manière subjective les œuvres choisies à travers l'optique de son téléphone mobile. Dans ces images fragiles ou précaires, se révèle une autre façon de se réapproprier l'œuvre et de saisir l'interaction entre le regardeur et celle-ci : qui transforme qui ?
Découvrez Yannick Vigouroux sur http://yvigouroux.blogspot.fr/









© Photo Patrick Rimond / © Photo Dohyeon,
 atelier de Juliette Agnel (« LOST »)


Lost in collection - Proposé par Juliette Agnel, photographe.

En premier lieu, le visiteur est invité à choisir une œuvre. Cette photographie est la base de travail d'une deuxième image. En second lieu le visiteur observe la première image et cherche, autour de lui, un détail qui fera écho à cette dernière pour réaliser la seconde image et ainsi de suite pour les photographies suivantes. Le détail peut être trouvé soit dans l'architecture du musée, parmi les œuvres ou parmi les publics.
Son travail sur : http://www.julietteagnel.com/

Pour découvrir l'ensemble du travail des artistes : http://fotopoveradespratiquesalternatives.blogspot.fr/




Quelques témoignes du public de la soirée Fun Palace  :


jeudi 24 mai 2012

Le carton d'invitation de la Carte blanche à Yannick Vigouroux, Galerie Le Lieu, Lorient, du 15 juin au 26 août 2012


 

Vernissage le jeudi 14 juin à 18h30

Visites commentées : mardi 19 juin à 18h30 / mardi 10 juillet à 12h30 (entrée libre)

Photographes programmés : Driss Aroussi, Judith Baudinet, Sandrine Derym, Angéline Leroux, Catherine Merdy, Pierryl Peytavi, Jean-Michel Verdan, Yannick Vigouroux, Rémy Weité.

jeudi 3 mai 2012

Foto Povera 7 à la galerie Le Lieu à Lorient, « Carte Blanche à Yannick Vigouroux », vernissage le 14 juin 2012 à 18 h 30





© Photo Yannick Vigouroux, Luc-sur-Mer, janvier 2012 », 
Poladroid extrait de la série « La villa Cendrillon »




« Yannick Vigouroux est photographe et critique d’art. Depuis plusieurs années il défend notamment les pratiques pauvres de la photographie, par sa démarche artistique comme par ses écrits ainsi qu’avec le collectif Foto Povera. En collaboration avec Le Lieu et entouré de plusieurs photographes, il proposera un ensemble poétique, riche et multiple en formes, démontrant que tout outil peut porter une intention artistique. »


mercredi 25 avril 2012

« Fictions », galerie Satellite, Paris 9 juin - 7 juillet 2012


© Photo Yannick Vigouroux



L'exposition « Les Images Voyageuses » est terminée depuis ce samedi 21 avril 2012 mais vous pourrez retrouver une partie des œuvres exposées par Eric Bouttier, Karine Maussière, Pierryl Peytavi, Yannick Vigouroux et Rémy Weité (ainsi que celles d'une cinquantaine d'artistes !) dans l'exposition « Fictions » cet été, dans la même galerie.

jeudi 19 avril 2012

« Foto Povera, douceur et violence à la fois ?... »





Photo Yannick Vigouroux



Oxymore patiné de tant d'héritages artistiques issus du pictorialisme, et de travaux initiateurs années 1970 (merci à Nancy Rexroth, Robert Frank, et Bernard Plossu...).

Ce titre paradoxal résume bien, je l'espère, le courant sanguin qui anime, irrigue, les auteurs qui ont participé à « Foto Povera » depuis 2005.

« Douceur », car ces images font appel à notre sensibilité, subjectivité rapide ou plus lente, nous touchent, pointent « juste ». Enfin je l'espère et au fond de moi, je le crois. Doucement ou plus vivement.

" Violence » car certaines (et nombreuses) de ces images travaillent l'image et donc la société dans ses limites, la critique légitime ...

Merci à tous.

Il y aura cet été 2012, une étape à la galerie Le lieu à Lorient.

Puis « A Minima » à la Médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe à Paris;

Les liens et informations pratiques :




Finissage de l'exposition, et signatures du livre "Les Images Voyageuses" par Yannick Vigouroux et Rémy Weité le samedi 21 avril 2012 à partir de 16h


Les Images Voyageuses


une exposition de photographies à la galerie Satellite, carte blanche à Yannick Vigouroux
7, rue François-de-Neufchâteau, 75011 Paris
M° Voltaire / Charonne
du 24 mars au 21 avril 2012

© Photo Ons Abid












Yannick Vigouroux signera aussi Naufragée (texte de Sylvain Estibal), aux éditions Thierry Magnier, 2007 http://www.editions-thierry-magnier.com/9782844205247-l-yannick-vigouroux-sylvain-estibal-naufragee.htm









et La Photographie contemporaine, co-écrit avec Christian Gattinoni, aux Nouvelles Editions Scala, 2009 http://www.editions-scala.fr/pa207ou290/Ouvrage/La-photographie-contemporaine.html


Les livres d'Eric Bouttier et de Karine Maussière sont toujours disponibles à la galerie.

lundi 26 mars 2012

Les cabines de plages, la camera obscura sur le mode balnéaire


© Photo Yannick Vigouroux,
« Cayeux-sur-Mer, mai 1999 », série « Littoralités »




Ma fascination pour les cabines de plage : modestes et élégants habitacles, touchants microcosmes. Mon beau-père en possédait une, à Luc-sur-Mer, sur la Côte de Nacre, en Normandie.

J'aime beaucoup ces clichés anciens montrant, en Mer du Nord, au bord de la Manche et de l'Atlantique, ces cabines tirées par des chevaux et se déplaçant au rythme des marées ; les femmes descendent lentement, avec embarras, sur des planches vers la mer, tenant crispées un peu maladroitement leurs jupes, craignant de glisser : gare à la glissade, l'eau fait un peu peur, et il ne faut pas montrer, surtout pas, ses jambes dénudées ! et même pas ses chevilles nues...

Se développe à la fin du XIXe siècle une iconographie nouvelle, parallélement à la naissance du tourisme balnéaire.

J'ai souvent pensé en photographiant ces constructions qu'elles pourraient devenir des boîtes ou machines de vision, sinon de prise de vue (je sais que d'ailleurs que cela a été fait) – comme Gábor Ösz transforme les bunkers du Mur de l'Atlantique en sténopés géants par exemple.

Mais, si j'aime beaucoup le travail de ce photographe hongrois, je n'aime pas beaucoup le béton ; face aux constructions et les tirages de grande taille je suis souvent mal à l'aise, et je préfère très subjectivement le format de ces cabines attachantes, versions ou matrices agrandies, en bois et fragiles, de mes petites box 6x9 cm.