Photos © Jean-Michel
Verdan
dimanche 25 novembre 2012
mercredi 21 novembre 2012
« Les éblouis de Juliette Agnel », ou le théâtre primitif de la photographie rejoué en mode numérique
©
Juliette Agnel, « Yannick Vigouroux,
8 novembre
2012 », série « Les éblouis »
Sur son appareil reflex numérique,
Juliette Agnel a adapté une étrange prothèse en bois (fixé à
l'intérieur, un écran translucide constitué d'une feuille calque
permet de diffuser l'image) qui évoque les premières chambres
photographiques et fait office de camera obscura, se substituant à
l'optique. Un mélange a priori improbable d'hyper-technologie et de
primitivisme technique...
©
Chrtistian Gattinoni, « Juliette Agnel at Work, 8 novembre
2012 »
Avec « Les éblouis »,
l'artiste renoue, sur le mode du sténopé numérique, avec le
théâtre primitif du portrait photographique, du daguerréotype aux
lourdes plaques au collodion des premiers portraitistes. On songe
aussi à Visages de l'Ouest de Richard Avedon, et bien sûr au
studio Harcourt : le temps de pose est plutôt long (de l'ordre
de plusieurs secondes), la personne doit fixer les deux éclairages
mandarines puissant qui réincarnent paradoxalement son corps et son
visage dans un flou fantomatique qui relève du Merveilleux.
L'opération relève pour le modèle comme pour la photographe (en
quelques heures, la photographe a emmagasiné l'autre soir pas moins d'une centaine
d'images !) de la
performance psychologique et physique. Le regard doit soutenir le
fort éclairage, cela peut sembler pénible mais curieusement c'est
agréable. De cette expérience de lâcher-prise extatique l'on
ressort heureux, libéré. L'on a éprouvé une sensation de chaleur
qui n'est pas que physique : l'on a laissé un peu de soi-même,
et par l'acceptation de cet abandon, ce don de soi, l'on a aussi,
assurément, gagné quelque chose...
Les portraits réalisés à la
Médiathèque Marguerite Duras sont visibles ici :
Le site de la photographe :
lundi 19 novembre 2012
L'exposition « A MINIMA : carte blanche à Yannick Vigouroux » à la médiathèque Marguerite Duras, Paris 20e, vue par Eric Bouttier et Jean-Luc Paillé
D'autres images sur :
© Photos Eric Bouttier
Sur cette photo : sténopolaroid
de Yannick Vigouroux (au centre, dans le châssis)
de Yannick Vigouroux (au centre, dans le châssis)
Sur cette photo : le premier catalogue de Foto Povera,
carte blanche à Remi Guerrin, 2005
(couverture : autoportrait de Patricia Martin)
Sur cette photo : Fuji Intax Wide de Yannick Vigouroux
Sur cette photo : sténopé de Catherine Merdy, série « Nowhere »
Sur cette photo : Juliette Agnel, série « Laps »
Sur cette photo : Rémy Weité
Sur cette photo : Juliette Agnel, série « Les éblouis »
©
Photos Jean-Luc Paillé
Sur le travail photographique de
Jean-Luc Paillé :
http://fotopovera6.blogspot.fr/2010/05/jean-luc-paille.html
Sur l'atelier sténopé animé par Remi Guerrin le 17 novembre 2012 :
Sur l'atelier sténopé animé par Remi Guerrin le 17 novembre 2012 :
Les portraits de la série « Les
éblouis » réalisés le soir de l'inauguration de l'exposition
par juliette Agnel, le 8 novembre 2012 :
mardi 13 novembre 2012
Inauguration de l'exposition de Bernard Plossu « 8 SUPER 8 et quelques photos d'Architecture », le jeudi 22 novembre 2012 à 18h, en présence du photographe, à La Fenêtre, Montpellier
Commissariat d'exposition :
Pierryl Peytavi
Le livre 8 Super 8 (photographies de Bernard Plossu, texte de Chritophe Berthoud) est disponible aux éditions
Yellow Now :
A lire aussi, mon article sur 8 Super 8 :
samedi 10 novembre 2012
Inauguration de l’exposition « Fotodroid, nouvelles images du littoral » à la galerie Satellite, Paris 11e , vendredi 9 novembre 2012
© Chris Galatry
Belle vague déferlante du public lors du vernissage
sur ces photos du littoral ! Merci aux nombreux visiteurs...
dimanche 14 octobre 2012
Expostions Pietrantonio, « Attrazione Magnetica », Emmanuel Rioufol, « Contre-temps », et Takahiro Morotomi à la galerie Satellite Paris XIe, 13 octobre – 3 novembre 2012
© Pietrantonio
Côté franco-italien, les deux nouvelles expositions de la galerie Satellite
offrent de belles variations sur le thème du désir, comme, entre autre, chez
Pietrantonio l’attraction magnétique qu’exercent les jambes des femmes photographiées
à la volée dans la rue avec un petit boîtier argentique et déroulées sur des
frises - des rouleaux photographiques de 5,40 m x 15 cm.
Les photos
réalisées à l’I-phone d’objets glanés par son regard, souvent sans qualité apparente,
à « contre-temps » (ou contrepied comme le suggère la chaussure abandonnée
du carton d’invitation) par Emmanuel Rioufol sont restituées sur un beau papier,
conférant à ces fragments normalement négligeable une surprenante qualité, justement.
© Takahiro Morotomi
Dans la
seconde partie de la galerie, côté japonais, Takahiro
Morotomi qui pratique une peinture
conceptuelle et minimaliste, expose ici sa « recherche photographique hors
cadrage et hors mise au point (argentique) ». Ses photos floues, tremblées,
sont organisées au fond de l’espace en un
mur d’image. Les autres au contraire se dispersent sur les murs : une organisation
éclatée à laquelle répond celles des minuscules miroirs carrés eux aussi disséminés,
pièges à vision aspirant de cette toile d’araignée photographique…
Un vent automnal
de liberté, de fraîcheur et de sensualité souffle donc sur les cimaises de la
petite galerie du XIe…
mardi 9 octobre 2012
Le mystère de la chambre bleue (le pola trouvé)
©
Yannick Vigouroux « Sans titre [rectangles bleus et
sourds], 1993-95 »
Polaroid 600
Polaroid 600
Il ne s'agirait pas cette fois d'une « photo trouvée » (cf. mes derniers textes publiés ailleurs, sur l'autre blog :
http://lelaboratoiredesmotsetdesimages.blogspot.fr/2012/09/je-ne-peux-pas-labandonner-une-seconde.html
etc.) mais d'un de mes « polas (re-) trouvés », et daterait de
1993-95.
C'est en tout cas ce que j'aime penser, car cette image a elle aussi bel et bien été trouvée dans une brocante, prise sans doute par un maçon sur un chantier à la fin des années 1970 - début des années 1980.
C'est en tout cas ce que j'aime penser, car cette image a elle aussi bel et bien été trouvée dans une brocante, prise sans doute par un maçon sur un chantier à la fin des années 1970 - début des années 1980.
L'image ressemble tant à une
toile abstraite, comme j'en ai peint jusqu'au début des années 1990
avant de les détruire : une mosaïque de lignes et de
rectangles bleus gris et sourds, avare de ses confidences visuelles...
C'est une cave qui
pourrait être un laboratoire photo ─
mais ce n'est pas le cas ─
les rectangles m'évoquent ceux d'un écran de projection,
mais ceux-ci ne reflètent rien . Il ne génèrent qu'une étrange
anti-image, certes très structurée, mais improductive.
Une camera obscura qui se
refuserait à fabriquer des images. Pour l'instant, elle les absorbe,
les emmagasine, mais ne les révèle pas. Cela ne viendra que plus
tard...
La matrice est muette et
je la photographie.
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